Actualité liée aux nouvelles spatiales : civiles et militaires, astronautiques et aérospatiales. Plus le numérique
A3F, pour faire suite à notre échange sur les fonctions radar :
Au sujet des radars il existe une volumineuse bibliographie qui s'est rédigée avant la seconde guerre mondiale comme le fait remarquer JM Garot.
Le principe de base du radar s'est amélioré avec la maîtrise des magnétrons (amplificateur-oscillateur) capables de disposer de forte puissance d'émission sous de hautes fréquences radioélectriques. Certes l'histoire du radar présente un développement continu de son début jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale avec des avancées majeures par exemple celle à la fin de la WWII l'invention du Klystron (en mode analogique), etc. Mais le coup de massue se présentera à la fin des années 40 avec la découverte du phénomène transistor (1949) inventé par Bardeen et Brattain aux USA. Puis, peu après, l'assemblage des transistors sur le même substrat pour produire le circuit intégré (CI), inventé par l'Américain Jack Kilby en 1958. Cela va nous donner le premier microprocesseur en 1971 et c’est là que va se trouver une adaptation remarquable pour le radar, la mise en mémoire de l'information et son traitement ultérieur. C'est ce que de façon lapidaire nous rappelle JM Garot : le passage du radar de l'époque analogique à l'époque numérique. Ce n'est pourtant pas rien. Mais en parallèle avec la mise en mémoire de l'information sous forme numérique pour un traitement
ultérieur sur les échantillons, une avancée extraordinaire va se faire dans les années 70 ; elle va porter sur les phases du signal appliquées sur des micros antennes qui va voir les faisceaux dirigés dans des directions aléatoires sans que le plan des antennes ne bouge. Cela va avoir pour conséquence d'orienter le faisceau des radars aéroportés vers le bas et par la même ouvrir un nouveau domaine pour la navigation aérienne (militaire d'abord puis civile par la suite). Le fait d'avoir moins de besoins d'orientation de l'antenne, cela va permettre d'embarquer le radar dans des endroits plus réduits dans les aéronefs et même comme sur les missiles aéroportés.
Pour les aéronefs, grace à cette invention d'antennes à ouverture synthétique, l'activité multi-cibles va se développer en divisant le faisceau radar dans de multiples directions. Bien entendu à tous ces avantages va s'ajouter la transmission de données numériques, soit pour le service du radar, soit pour la partie tactique pour la conduite de l'aéronef de combat. Le radar se mue en outils de Com en plus d'outils de surveillance, et encore n'ajoute-t-on pas l'utilisation prévisible des nouvelles norias de microsatellites comme Starlink ou OneWeb. À suivre...
© Aveni 2021
Radar a ouverture synthétique (doc X)
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