Actualité liée aux nouvelles spatiales : civiles et militaires, astronautiques et aérospatiales. Plus le numérique
Open Skies closed

Typique avion russe pour les survols de l’Europe de l’Ouest au titre de l’Open Skies (Doc X)
Comme d'hab je lis avec attention les longs posts des fans du new space âge que je trouve souvent très pertinent. Mais ici si je partage les mots, je ne partage pas toujours les maux. D'accord le "gros blondasse vulgaire" qui dirige l'Amérique fait réagir violemment. Mais je suis persuadé qu'il joue le rôle d'une thérapie de choc pour liquider ce que je nomme l'infâme "gotha américain" qui ne produit plus rien que des profits pour garder et
renforcer sa place. Lui, désagréable politicard certes, mais dont l'action ne vise que cet objectif : dénoncer les mondains de Washington. Certes il ne comprend rien au new space (pas plus qu'Obama) mais peu lui chaud, il a laissé s'ouvrir de nouveaux segments dans le domaine spatial, qui laminent le vieux monde sclérosé, qui se débat pour garder sa place, soit à la NASA, soit dans les grandes "majors" aérospatiales US.

Parc de vieux sous marins nucléaires russes qui doivent rester visibles des observations aériennes américaines. Ils sont parqué au fond de profonds fjords. Le prélèvement par des commandos malveillants pourrait transformer ces carcasses en bombes radiologiques très dangereuses (Doc X)

Starlink, près de 42000 micro-satellites sont au programme à raison de 60 lancés par mois en ce moment (Doc SPX)

Batterie de 60 micro-satellites d’une noria Starlink de Space X embarquée dans un lanceur Falcon-9 (Doc SPX)
Mais d'un autre côté les événements se bousculent même les nouveaux entrepreneurs de l'activité spatiale n'ont pas la vue assez large pour se familiariser avec le "nouveau nouveau âge spatial" : passer des Microsat au Picosat n'est pas qu'un simple effet d'échelle arithmétique, c'est une nouvelle vision qui s'ouvre ; pour le moment elle ne joue que sur la taille des fusées (Electron, Kuaizhou) et les applications pour le moment peu visible de l'utilité de ces picosats (Starlink), c'est ce qui permet d'en parler que de façon anecdotique,
mais je pressens plus qu'un bouleversement en devenir, que je ne sais pas analyser au juste. Un peu du genre de l'arrivée du numérique au début des années 80.

Année 1980, réalisation de mon premier micro-ordinateur [8 bits], monté dans le cadre du projet Atalante du CNRS-LMA Ce sont les débuts du numérique en France (Doc de l’auteur)
Mais c'est vrai aussi que l'énorme machine à nous surveiller comme les NSA, CIA, FBI sont bien un pur produit de ce nouvel âge du numérique et là il vaut mieux faire semblant de voir ailleurs que de s'en soucier. Empeachment raté du Président US, cela n'empêche pas l'activité spatiale associée au numérique de nous tailler des croupières, comme le GAFAM !
Pourtant au titre des quelques accords qui restent encore en vigueur entre USA et Russie au sujet des armes de dévastation, je pense en particulier au fameux Open Skie qui permet à la Russie de survoler avec des avions-espions en basse altitude les principaux pays de l'OTAN,

Tupolev en service Open Skies dont se servent les russes pour surveiller les sites sensibles US

Boeing en service Open Skies dont se servent les USA pour surveiller les sites sensibles Russes (Doc X)
l'inverse étant vrai, un dernier incident entre la Russie et les USA vient de se produire dernièrement. La Russie a interdit le survol de son territoire par un avion-espion statutaire américain ! Je n'en connais pas la cause, pas plus que la portée, mais cela m'interpelle tout autant que les conséquences économiques du coronavirus COVID-19.
En ce moment le climat n'est pas bon, les Turcs se croient autorisés à abattre des bombardiers russes en Syrie et les Russes ne protestent que du bout des lèvres (?).

Parc de B-52 désaffectés au titre des accords SALT. Ils doivent rester sous l’œil attentif des Russes qui les comptabilisent (Doc X)

Mig 23 bombardier léger russe au décollage, tels que ceux intervenant en Syrie. (Doc X)
Je préfère les vociférations aux colères rentrées. Non, je n'aime pas ce climat de tension glacée sur la dissuasion.

Un SU 37 russe accompagne gentiment un B-52 américain en maraude en Mer du Nord (Doc X)
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