Actualité liée aux nouvelles spatiales : civiles et militaires, astronautiques et aérospatiales. Plus le numérique
Le 14 avril 2012.
Cette quinzaine a été riche en événements astronautiques et aérospatiaux :
Le 30 mars 2012.
Dessin artistique d'un satellite militaire des séries OKO russes. (Doc X)
Lancement du vecteur Proton-K-DM-2 avec le sat Cosmos 2479 (Doc Agence Tass)
Lancement depuis Baïkonour de la dernière fusée Proton K DM2 qui portait en orbite GTO
un satellite militaire d'alerte tir missile de la classe OKO, désigné dans les séries
Cosmos en 2479. Le NORAD l'immatricule en 38101 & 2012-012A et le dernier étage SL-12
en 38102 & 2012-012B.
Le 2 avril 2012.
Coiffe de la CZ-3-B emportant le sat français APSTAR-7 (Doc Thalles Fr)
Fusée chinoise CZ-3B-sur son pas de tir. (Doc Chine Nouvelle)
La Chine lance avec succès depuis Xichang une fusée CZ-3B qui place le satellite de
télécom français APSTAR-7 en GTO. Le NORAD a l'immatricule en 38105 & 2012-013A
et le dernier étage de la fusée CZ-3B en 38106 & 2012-013B.
Le 3 avril 2012.
Patch de la mission NROL-25 (Doc DoD)
Les USA lancent une fusée Delta-IV (Medium + 2) 5,2 depuis AFW Vandenberg. La fusée
place en LEO un satellite de reconnaissance radar FIA-Radar de la série militaire NROL-25
USA-234. Le NORAD l'immatricule en 38109 & 2012-014A et le dernier étage de la fusée,
qui ne fait qu'un tour de Terre, en 38110 & 2012-014B. Le satellite est installé sur une
orbite initiale rétrograde inclinée à 123° que Ted Molczan fait vérifier par des réseaux
d'observateurs amateurs en 1067-1080 km.
Le 4 avril 2012.
Le satellite de ressources terrestre optique Nord Coréen. (DOC DPRK)
Le lanceur controversé UNHA-3 [Taepodong-2 ?] (Doc DPRK)
La Corée du Nord (DPRK) procède au lancement de sa fusée UNHA-3 depuis Tongchang-dong
Space Launch Center. Elle doit placer en orbite polaire le satellite de surveillance
optique de ressource terrestres Kwangmyongsong-3 d'une masse de 100 kg. Près de deux
minutes après le lancement vers le Sud la fusée est détruite et tombe en Mer Jaune à
170 km des côtes de la Corée du sud.
Plan de vol du lanceur Unha-3 vers l'orbite polaire. (Doc DPRK Défense)
Ce lancement a provoqué une réaction hystérique de la part des médias occidentaux,
encouragés par les USA, le Japon, sans oublier bien entendu la Corée du Sud. Le
Secrétaire Général de l'ONU a même participé à la rhétorique habituelle, mêlant comme
de juste une rumeur d'une éventuelle prochaine expérience nucléaire. On retrouve les
propos au sujet de ce lancement qui cacherait un essai de missile ICBM. Précisons que
la DPRK avait déjà joué de ce subterfuge pour déguiser des lancements de son lanceur
militaire (IRBM) Taepodong-2 en lancements ratés de satellites. Cette fois ci nous
pouvons remarquer que le vecteur est différent du missile, non pas le premier et le
second étage qui peuvent être communs, mais l'ajout d'un troisième étage qui semble
manifestement dédié à la mise en orbite d'un satellite.
L'échec peut-être du à la destruction volontaire suite à une sortie du gabarit de la
zone de sureté géographique, soit à une rupture de la structure du lanceur au passage
du Max-Q (pression dynamique) et enfin à l'explosion du groupe moteur fusée du second
étage. Suite aux menaces de mise en œuvre d'ABM pour détruire le lanceur s'il déviait
de sa route vers un de ces voisins Sud Coréen ou Japonnais, la rumeur a couru de la
destruction par représailles de la fusée de la DPRK.
Il semble impossible que l'engin de DCA Patriot PAC-3 qui équipe la Corée du Sud soit
en mesure d'inquiéter la DPRK compte tenu de son rayon d'action maximal de 240 km et
de son altitude d'interception de 24.000 m, sauf à l’imaginer intercepter le lanceur
en boost phase ou phase terminale. Par contre le Japon et l'US Navy qui sont présents
en Mer Jaune, pouvaient éventuellement intercepter le lanceur Nord Coréen en middle
phase, grâce à son authentique ABM : SM-3 sous AEGIS.
Bien entendu cette éventualité est sans fondement car on attaque pas un tir de fusée
fut-il d'origine militaire au motif que les occidentaux n'aiment pas que la DPRK ne
se soumette pas à leurs dictats. D'autre part on ne traite pas la DPRK comme un pays
dictatorial ordinaire car il s'agit d'une puissance nucléaire, et elle a le soutien
de la Chine et dans une moindre mesure de la Russie. Mais du point de vue démocratique
cette DPRK n'est qu'un nœud de vipères...
[Politique France]
A qqs jours du premier tour de l'élection présidentielle, la campagne électorale se
borne à des échanges de promesses évitant les sujets fâcheux : Dette, productivité
industrielle, mondialisation, dictature financière, iniquité, etc. Seuls les candidats
des "extrêmes" osent parler de l'immoralité du système capitaliste libéral et proposent
d'en sortir par un coup de force, certes dangereux, mais inéluctable. Les seuls partis
de la bourgeoisie de droite et de gauche s'accrochent à leurs branlants privilèges
faisant croire au bas peuple que cela va aller mieux pourvus qu'il accepte les lourdes
privations à venir. Comme d'habitude les élites intellectuelles sont aux abonnés
absents face au naufrage économique, aux criantes injustices et au manque de courage.
RAS : le pays coule normalement.